Dossier 362 – L’esca-Lierre

Dossier 362 – L’esca-Lierre

Description du projet

Inspiration biomimétisme
Inspiration nancéienne

Nancy, capitale française de l’art nouveau, précurseur dans le «bio-mimétisme» va connaître une renommée mondiale. La nature qui inspira ce mouvement n’a depuis jamais quitté la pensée des architectes. Comment ne pas s’appuyer sur cet héritage colossal ? L’escalier que nous concevons reprend alors des éléments naturels.
Comme l’a pu faire Karl Blosfeldt, photographe renommé, qui pris en photographie des plantes jusqu’à analyser leur morphologie, l’escalier devient alors un médium pour expérimenter le génie de la nature. Il reprend les formes naturelle d’une plante et ainsi chaque marche se développe telle une feuille sur une tige s’élevant toujours plus haut. Cette tige source de vie permet comme dans la nature de faire épanouir certaines plantes vertueuse qui permettent de traiter la pollution intérieure. L’aloe vera, la fougère de Boston, la diplomedia permettent ainsi de de traiter le toluène, le monoxyde de carbone, les formaldehydes. En son sein, l’escalier permet d’accueillir une source de vie indispensable à la «vie intime» du bâtiment qu’elle soit végétale et vertueuse ou qu’elle soit humaine et réponde au besoin de l’homme.
Cette nouvelle masse végétale permettrai aussi de gérer les éléments de confort dans le bâtiment. Les plantes vivant au sein de l’escalier réguleraient une partie l’hygrométrie, la forme intrinsèque de l’escalier et la respiration des plantes permettraient aussi assurer une ventilation naturelle, sous jacente aux besoins de l’édifice. L’escalier et sa tige vivante situé dans un édifice publique élève les consciences sur l’importance de la biodiversité meme au sein de nos bâtis de la même manière que l’échelle a permis à Jacob de s’élever vers sa foi.
Ce projet tend donc à prouver notre foi en la nature qui aujourd’hui doit revenir au centre des préoccupations elle devient le véritable héritage que nous léguerons à nos enfants tout comme l’avaient fait les précurseurs de l’art nouveau.

Performance technique
La technicité dans ce projet viendrait des composantes de cette escalier. L’escalier et sa  tige se développent autours d’un système de construction inspiré de la nature. La tige support en béton précontraint haute performance, accueille les marches moulées avec ou sans finition de marche,ici, le projet se développe avec une finition de marche en chêne clair, un matériau bio-sourcé. Le principe est que le ferraillage de la marche et de la tige se rencontre dans le futur bac prévu par des trous de réservation, ainsi il ne reste plus qu’à coffrer et couler avec un béton haute performance pour sceller la marche et la tige ensemble. Le futur bac serait ensuite étanchéifié pour accueillir un bloc de rétention d’eau et drainant pour que les plantes puissent bénéficier d’une terre idéale à leur épanouissement

Choix du partie artistique
Le projet, comme dit précédemment se veut être dans un héritage de l’art nouveau, en lien avec la modernité attendue aujourd’hui. Il consiste alors par reprendre formellement la morphologie d’une plante grimpante comme le lierre ou d’une plante nervuré comme la fougère très présente dans l’Est de la France, qui fut même une inspiration pour les artistes du mouvement de l’art nouveau.
La tige constituerai la partie la plus structurelle de l’escalier tandis que les marches telles des feuilles viendraient se déployer le long de cette tige. Le second garde corps, quant à lui reprend deux formes significatives, et interprétables.
L’une, serait l’idée qu’il s’agirait d’un tourbillon de feuille et enveloppant l’escalier pour nous guider jusqu’au plus haut de celui-ci, reprenant presque l’idée du haricot magique montant vers les cieux à la découverte de nouveaux mondes. La seconde consiste à interpréter ce garde corps comme un lierre s’enroulant autour de l’escalier comme une protection subtile de la nature face aux éléments.

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