Dossier 293 – Piano Stairs

Dossier 293 – Piano Stairs

Description du projet

Un escalier : Le projet était d’imaginer un escalier original et innovant. Nous l’avons d’abord envisagé sous
divers angles dans notre phase préparatoire, nous avons chercher à en faire un objet tant d’architecture que de
design. Puis le concept d’oeuvre d’art s’est aussi immiscé, avec des formes délirantes et des prouesses
techniques. Cependant plus le projet devenait original et atypique, et plus son utilisation en devenait compliqué.
C’est à cet instant que l’ambition de notre travail c’est un peu plus dévoilée, où le choix d’un design plus
minimaliste et une géométrie épurée.
La structure primaire de l’escalier en béton fût formellement conçue à partir des dimensions traditionnelles d’une
marche (17X29cm) et en l’utilisant comme module répétitif. Cependant, la taille de l’escalier est doublée, comme
s’il manquait une marche sur deux, l’espace devant alors être comblé, le visuel final le rendant un peut estropié.
Ces marches « prothèses » sont en fait composée de plusieurs items. La structure primaire est conçue de
manière similaire dessus et dessous. C’est à dire que le dessous n’est pas une paillasse mais bien un renvoi
parallèle à la silhouette del’escalier. La « prothèse » est constituée à l’extérieur de plaques de bois pour
l’esthétique et dedans un squelette métallique rend le tout modulable. Les mesures de l’escalier sont les mesures
classiques 29x17x90cm (profondeur / hauteur / largeur). Les matériaux sont le béton principalement, du bois, de
l’acier et du cordage en chanvre. un triptyque simple et harmonieux. De plus, les contremarches de béton sont
creusées et des LED internes viennent apporter de la lumière à travers une plaque de béton translucide (LUCEM
Lichtbeton –> voir plus bas).
A ça il fut choisi…

Une pièce : …De faire de cet escalier une véritable pièce à vivre. En fait nous nous sommes plongé dans
l’idée d’arrêter de faire de l’escalier un simple couloir montant et descendant. Le plus évidant pour nous était
alors d’en faire un second salon, une extension pour réutiliser cet espace unifonctionnel. Il impliquait donc qu’il y
ai ce qu’il peut être trouvé dans un salon, que ce soit assises, rangements, décorations d’ambiances et autres. Il y
devient alors possible de lire, s’allonger, jouer, l’escalier devient convivial.
Les pièces « prothèses » dévoilent alors toute leur utilité. Elles servent de support. Ce sont elles qui sont à
l’origine de la modularité de l’objet accueillant les différentes fonctions proposées ci-dessus. Alors qu’elles ont
sur l’escalier la fonction de marche « prothèses », elles présentent un prolongement externe, qui accueille les
différentes options d’aménagement de l’espace. Seul le module « filet hamac » (s’il est choisi par l’acheteur) serait
obligatoirement près du sol pour ne pas risquer de chute dangereuse.
Le garde-corps est une main courante de cordage en chanvre maintenu en haut et en bas par deux barreaux qui
par leur simplicité ne rompent pas avec la géométrie de l’escalier.

Un espace modulable : De là l’escalier est devenu modulable, non pas parce que les options
d’aménagement sont exploitables comme n’importe quel mobilier de salon mais surtout parce qu’il appartient au
propriétaire de concevoir son escalier comme bon lui semble. En fait il nous paraissait logique que la modularité
ne devait pas se trouver dans le maniement de chaque options mais dans un tout. Ainsi il est prévu que lors de la
commande de l’escalier, l’acheteur doit alors décider ce qu’il désire avoir dans son escalier, comment il choisit
d’interagir avec celui-ci. Il le façonne à son goût comme il aménage son salon, sa chambre etc…
Les prothèses sont les réceptacles de ces modules, principalement en bois donc, elles servent de base à
l’aménagement. Chaque autre partie du mobilier est directement rattachée à ces « prothèses », maintenue par
le squelette d’acier, esthétisée par le bois, éclairé par des LED internes. Comme le pianiste et son instrument,
l’utilisateur composera l’escalier de ses rêves dans une mélodie architecturale.

Parti artistique : Le projet est comme dit ci-dessus un pont entre deux disciplines. Nous avons voulu lier
l’architecture et le design de produit. En soit l’escalier est formellement simpliste, dénué de tout artifices. C’est
davantage un jeu avec l’archétype que nous avons rendu modulable. Il présente une forte affordance, rien n’est
superflu, on comprend ce que c’est, comment il fonctionne au premier coup d’oeil. De plus, le client s’approprie
directement l’escalier en le customisant au choix parmi un catalogue de 5 modules proposés sur le site de
commande (et plus au fur et à mesure des demandes des clients ).

 

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